Communication ou désinformation.

16/11/2018

 

 

 

Suite à la parution d’un article dans notre quotidien Sud-Ouest du jeudi 15 Novembre, le maire démontre une fois de plus son art de la communication. Reconnaissons son mérite, nous avons des leçons à prendre de ce côté. Mais une fois le paraitre consommé, attachons nous à ces propos.

 

Il cite des revenus compris entre 200 et 1 500€ par mois pour une dizaine d’agriculteurs. Une projection financière annuelle sur ces bases donne entre  2 400 et 18 000€ par agriculteur.

 

Nous avons le détail des comptes 2016 et 2017 :

 

·        -  2016 : 19 726€ pour 3 exploitants agricoles

 

·        -  2017 : 36 885€ pour 5 exploitants agricoles

 

 

Précisions utiles, l’entretien de la voirie communale est pris en charge par le budget de la communauté. Cette dernière  verse à la commune de Pouillon 350€/km pour l’entretien des bas- côté (passage du broyeur et de l’épareuse), soit plus de 30 000€ par an. A cette somme s’ajoute la prise en charge d’un volant d’heures de pelle mécanique  pour le curage des fossés.

 

 

Un fossé par rapport aux déclarations du maire ! Mais comme on dit « cela ne mange pas de pain ». Il n’est pas interdit de s’arranger avec la vérité, les promesses et contres vérités n’engagent que ceux qui les croient.

 

 L’argument définitif nous laisse pantois : la commune est propre. Constat rapide qui concerne peut-être les routes en campagne mais qui n’a pas encore permis à la commune de trouver des solutions pour l’entretien du bourg et du cimetière malgré le temps dégagé à ses équipes municipales.

 

 

Il évoque également les nombreux habitats insalubres achetés, rénovés et vendus. Le seul habitat, non insalubre de surcroit, que la commune a vendu est l’ancien logement de la Poste. Logement acheté par l’ancienne municipalité afin de réaliser un appartement à loyer modéré. Il est vrai que la commune a acheté la maison « Berlin » pour la détruire et vendre une parcelle au prix du marché.

 

 

 La commune a  également acquis les biens de la succession Vignau Lous  rue Gambetta. L’argumentaire du maire était grandiose  lors de la séance du conseil municipal (13/09/2017) : il s’agissait rien de moins qu’un « intérêt majeur pour la mise en œuvre du projet de restructuration du centre bourg, de la politique locale de l’habitat ainsi que de la lutte contre l’insalubrité ».

 

Depuis, toiture refaite au-dessus de la caisse d’épargne, vente toujours en cours de la maison d’habitation. Soyons honnête, des travaux d’aménagement des appartements ont été réalisés mais avec des prix de locations trop élevés  malgré un discours volontariste soulignant la nécessité de  développer les locations à loyers modérés.

 

 

La comparaison avec une entreprise de travaux publics laisse à penser que la commune de Pouillon est gérée comme  telle. Quand on demande le nombre d’heures de travail en régie effectuées sur tel ou tel projet afin de quantifier le coût, la réponse est la suivante : on ne sait pas. Vous connaissez une entreprise qui gère ses chantiers sans connaitre le coût de la main d’œuvre ?

 

 

Qu’une équipe municipale communique sur ces actions fait partie de la logique des choses, nous avons fait de même par le passé, mais le mensonge érigé en vérité n’en reste pas moins un mensonge.

 

 

Les élus d’opposition.

 

Sud Ouest 15 novembre

Voilà le projet qui a retenu l'attention du jury RMC :

 

Patrick Wilhem, le maire de Pouillon, fait travailler les agriculteurs de sa commune pour entretenir les routes, les fossés et les espaces verts. Il sera invité sur RMC ce jeudi midi, dans le cadre du "Grand Prix des maires"

Parfois, les petites idées méritent les heures de grande écoute. Le maire de Pouillon, Patrick Wilhem, sera l’invité d’Éric Brunet dans son show « Radio Brunet », ce jeudi à partir de 12 heures sur RMC. En effet, la radio a lancé, le 27 août dernier, le premier concours national « Grand Prix des maires ».

Ce prix met à l’honneur maires et élus qui, localement, réalisent des projets ambitieux et innovent, afin d’améliorer la vie de leurs concitoyens. Et le premier édile de Pouillon, élu depuis quatre ans, a trouvé la solution pour proposer un revenu complémentaire aux agriculteurs de la commune, déjà durement touchés par la grippe aviaire. « Tous les six ans, le nombre d’agriculteurs sur ma commune est divisé par deux. En parallèle, la commune est très étendue, nous avons plus de 100 kilomètres de voirie. J’ai donc décidé de proposer à une dizaine d’agriculteurs en difficulté d’effectuer des petits travaux pour la commune, rémunérés à l’heure. »

De 200 à 1 500 euros

Certains ont joué le jeu, ils ont acheté une épareuse, et se sont mis au travail, quelques heures par semaine. « Certains gagnent 200 euros en plus par mois, d’autres jusqu’à 1 500 euros. La commune n’avait qu’un seul tracteur, les agriculteurs travaillent en “marguerite” autour du village, parfois à cinq ou six simultanément, et la commune est propre. »

Que deviennent les agents communaux de Montfort qui réalisaient autrefois ces travaux ? « Je les utilise pour d’autres tâches, j’effectue énormément de travaux en régie, donc j’ai besoin de nombreux corps de métier. J’ai embauché des agents pour ces compétences, et j’ai commencé à racheter de nombreux habitats insalubres sur la commune. Je les rénove et nous les mettons ensuite en vente. Ma mairie fonctionne un peu, parfois, comme une entreprise de travaux publics, mais je fais aussi travailler des entrepreneurs locaux sur des chantiers plus spécialisés, sans oublier de faire des appels d’offres. »

La ville de Pouillon a donc été nommée pour ce concours dans la catégorie « développement économique » pour son projet autour de l’entretien réalisé par les agriculteurs. « J’optimise les coûts de fonctionnement, je permets à des agriculteurs d’avoir un complément de revenu et je libère du temps pour faire des travaux en régie, qui coûtent évidemment bien moins cher », explique Patrick Wilhem.

Le 21 novembre prochain aura lieu la cérémonie du « Grand Prix des maires », à Paris, au Lido, et le maire de Pouillon sera peut-être sélectionné. François Baroin, maire de Troyes et président de l’Association des maires de France, sera présent lors de cette soirée.

 

Pouillon, le 12 Septembre 2018

 

 

Pénible ! Indigne !

 

 

 

 J’ai pris connaissance de la réponse de Jean-Raymond MARQUIER à un article outrancier et mensonger contenu dans le dernier bulletin municipal (soi-disant « Expression libre de la majorité »).

 

Je tiens à confirmer en totalité les écrits de J.R. Marquier qui rappelle très justement ce qu’a été la réalité de l’aménagement de ce secteur urbain de notre commune (du carrefour de la rue L et G Longuefosse avec le Boulevard des Sports à l’entrée du camping). J’ajouterai une petite précision supplémentaire : ces travaux (incluant la chaussée, les trottoirs, divers accès, le réseau pluvial et le déplacement d’autres réseaux enfouis) constituaient la 4ème tranche du programme de restructuration de la traverse du bourg de Pouillon, réalisée après les trois précédentes (du pont de l’Arrigan au carrefour CD22 route du Lac de Luc) en collaboration technique et financière avec le Département.

 

Il est navrant et préoccupant de constater que cette majorité municipale, à partir d’élucubrations mensongères et falsificatrices, tente de dénigrer les réalisations antérieures.

 

Une fois de plus, sont attaqués les élus locaux comme l’ont aussi déjà été les élus des communes du canton, les élus de la nouvelle communauté des communes, les élus du Département.

 

Alors que la coopération intercommunale est plus que jamais à l’ordre du jour et dans l’intérêt des populations, à Pouillon on continue de se singulariser et de s’isoler en créant des polémiques mesquines et stupides.

 

Car les mensonges rabâchés à l’infini ne deviendront jamais des vérités !

 

Difficile de comprendre cette obsession maladive de mentir, dénigrer, médire.

 

Yves LAHOUN

 

 

 

Réponse de Jean Raymond Marquier à la libre expression de la majorité municipale dans le bulletin.

 

Dans le dernier bulletin municipal je suis nommément mis en cause sur l’aménagement du boulevard des sports. Ce dernier épisode est la suite à de multiples accusations portées en conseil en présence du "public", et dans les précédents bulletins municipaux.

Lorsque des accusations répétitives sont mensongères, incomplètes et orientées, nous dépassons le cadre du débat démocratique.

  

Pour rappel, l’aménagement du boulevard des sports englobait la zone depuis le carrefour de la crèche jusqu’ à la cave, soit près de 400m. Ce projet a permis de sécuriser la zone en créant des trottoirs adaptés, l’organisation du stationnement, la réfection du réseau pluvial, la mise en place d’un volet paysager et le fameux rond-point de la cave que la majorité apprécie tant obligeant les voitures à ralentir avant les écoles.

Je ne peux m’empêcher de souligner que ce rond-point fait des émules, car il est programmé, certes à moindre échelle, l’identique sur la place de la mairie.

 

Au risque de me répéter (j’ai déjà donné tous ces éléments en conseil), une large concertation a eu lieu avec les professionnels de la zone qui souhaitaient tous préserver leurs différents accès. Le projet a été présenté à tous les riverains (particuliers et professionnels) lors d’une réunion en mairie.

 Le montant total de l’opération, comprenant les travaux, le volet paysager et les différents cabinets d’étude, s’élève à 700 000€ TTC (documents à disposition pour toutes personnes désirant contrôler mes propos) et non 900 000€ + 120 000€ d’architecte.

 

Effectivement, l’assistance à maitrise d’ouvrage confiée aux services du département a représenté la somme vertigineuse de... 0€. La route étant départementale il nous avait semblé judicieux de mutualiser les moyens et de confier cette mission à moindre coût, mais il n’est pas interdit de s’opposer à la volonté de faire des économies.

 

Pour ce qui est de l’implantation physique du rond-point, il avait été négocié avec les propriétaires la mise à disposition gratuite des surfaces nécessaires. Il est vrai que la régularisation n’a pas été engagée en suivant par nos soins ni par les soins de la majorité actuelle.

 

Ces précisons données, je constate que par ces allégations, la majorité souhaite me disqualifier, me salir, quitte à frôler la diffamation.

Pendant ce temps on détourne les yeux de dossiers qui méritent notre attention, on ne se pose pas la question du fonctionnement de notre commune, de notre vivre ensemble mis à mal par des décisions intempestives et arbitraires.

 

Avec mes amis et collègues de l’opposition, nous continuerons à travailler, à nous exprimer, à voter aussi bien en conseil municipal qu’en conseil communautaire où les élus de la majorité brillent par leurs absences répétées.

 

Contrairement aux affirmations de la majorité, nous ne sommes pas dans l’opposition systématique, 65% des délibérations ayant été adoptées avec nos voix depuis le début du mandat.

 

Nous assumons notre rôle, nous sommes présents sur tous les dossiers, nous exerçons notre rôle de contrôle de l’action de l’équipe en place, et quitte à décevoir certains, nous n’envisageons pas de changer de cap.

 

 

Jean Raymond MARQUIER

 

PETITION POUR LA REVALORISATION DES RETRAITES AGRICOLES

 

Malgré l'engagement des pétitionnaires, des retraités et des élus de tout bord, le gouvernement n'a pas cédé et a refusé la semaine dernière au Sénat de valider cette proposition de revalorisation.

Mépris.

LA FAUTE AUX ELUS D'OPPOSITION

 

Selon le dernier bulletin municipal, au même titre que le conseil communautaire et le conseil départemental, les élus d’opposition sont à l’origine de tous les maux et de toutes les difficultés rencontrées par la commune de Pouillon.

Dans un souci de transparence et de complémentarité, il faut ajouter les éléments ci-dessous (liste non exhaustive) :

  • Si depuis le début du mandat 6 élus de la majorité ont démissionné, c’est la faute aux élus d’opposition.
  • Si à 2 reprises des adjoints n’ont pas voté le budget, c’est la faute aux élus d’opposition.
  • Si le taux de présence  des élus de la majorité en conseil communautaire est un des plus faibles de l’assemblée, c’est la faute aux élus de l’opposition.
  • Si sur le budget 2016, il y a un déficit de 300 000€ en investissement malgré 700 000€ d’emprunt, c’est la faute aux élus d’opposition.
  • Si les services proposés à la population (ramassage des déchets verts, enlèvement des encombrants, location des salles, concession du cimetière) ont fortement augmenté, c’est la faute aux élus d’opposition.
  • Si un projet unanimement soutenu (cuisine du hall des sports) fait l’objet d’une fausse déclaration auprès des services de l’Etat, c’est la faute aux élus d’opposition.
  • Si lors du conseil du 22/05/17 une délibération a été rejetée faute de majorité, c’est la faute aux élus d’opposition.
  • Si des élus de la majorité refusent le doublement de la ligne de trésorerie, c’est la faute aux élus d’opposition.

Alors, qu'est –ce qu'on dit ? On dit "Merci, les élus d'opposition : grâce à votre présence, toutes les décisions et actions négatives peuvent être imputées à votre responsabilité" … Simple et pratique, non ?

Voilà les propos tenus par le maire et sa majorité sur les élus d'opposition, les élus de la Communauté, les élus départementaux et bien d'autres...

 

RÉPONSE DES ELUS DÉPARTEMENTAUX

 

Vous trouverez ci-dessous la réponse des élus départementaux Yves Lahoun et Rachel Durquety aux écrits de la majorité municipale. 

Tous deux  tiennent régulièrement des permanences et toute personne souhaitant des précisions peut aller à leur rencontre.

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